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Incógnita

Incógnita Incógnita (Énigme), c'est le nom que nous avons donné à l'effigie qui préside et veille sur le site Arqueología Ecuatoriana, depuis toutes les fenêtres. Son origine est anecdotique, comme presque tout d'ailleurs dans la pratique archéologique équatorienne. Il s'agit d'une pièce unique, sans contexte connu, tombée entre nos mains de façon très paradoxale.

Interprétation iconographique

Silla Manteña

Revues Apachita
Apachita

Dans la culture andine, l'apachita est un endroit situé au bord des chemins, généralement en haute montagne, où les voyageurs déposaient une pierre en remerciement aux "apus", pour leur avoir accordé un voyage tranquille. "Apachita" est le bulletin de divulgation archéologique préparé par le Laboratoire d'Archeólogie de l'Université Catholique Équatorienne (siège de Quito), avec la particpation des étudiants. Chaque bulletin est un caillou intellectuel recueilli dans le but de construire une base de préparation académique solide pour les futurs archéologues. Malgré son apparence modeste, "Apachita" s'est diffusée assez rapidement, circulant dans la communauté universitaire de l'Université Catholique de Quito, les institutions culturelles, les moyens de communication, les archéologues et le public intéressé. Nous mettons à présent à disposition des internautes le contenu des numéros déjà publiés, convaincus que l'accueil qui lui sera fait sera aussi enthousiaste, tout comme l'effort que nous fournissons dans la préparation de chaque bulletin.

Éditeur : Ernesto Salazar



Nouvelles fraîchement cueillies PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Ernesto Salazar   
Vendredi, 04 Janvier 2008 21:39

Enfin un peu d'imagination en Irak

Si les premières cartes à jouer que les EE.UU ont envoyées en Irak étaient pour trouver Saddam Hussein et ses criminels fonctionnaires, il semble que les nouvelles qui sont en train d'être envoyées aideront à protéger les sites archéologiques de cette nation en ruines. Le Département de la Défense a envoyé 40 000 cartes à ses troupes en Irak et Afghanistan, avec des reproductions de sites et d'objets importants qui doivent être protégés pour la postérité. Les soldats ne peuvent emporter chez eux d'artéfacts préhistoriques, ni endommager ou détruire des sites archéologiques, à l'instar de ce fameux incident où ils construisirent un héliport sur les ruines de Babylone et se protégèrent avec des sacs de terre pleins d'artéfacts de la ville légendaire. Chaque carte inclut une légende en relation avec la conservation de la culture matérielle mésopotanienne, incluant des conseils pratiques tel que celui de ne pas conduire de véhicules sur des ruines, mais plutôt de les contourner. Dans un programme cherchant un objectif semblable, les pilotes américains ont reçu un entraînement pour reconnaître et identifier des ruines archéologiques et autres sites, afin de ne pas les bombarder; et les soldats de terre font des simulacres pour savoir que faire si l'ennemi fait feu sur eux depuis un site archéologique, sans oublier, bien entendu, la possibilité de riposter sans porter atteinte au site (Associated Press, 18 juin 2007).

 
Événements PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Ernesto Salazar   
Vendredi, 04 Janvier 2008 21:27

Du 3 au 5 Août 2007, au Musée National de Lima, et au Musée de site de Pachacamac, au Pérou, a eu lieu le symposium "Perspectives sur l'Archéologie du Littoral Sudaméricain", sous la cordination de Robin Cutright et Alexander Martin (Professeur de l'École d'Anthropologie, Université Catholique de Quito). Une importante délégation de la Section d'Archéologie de l'Université Catholique, intégrée par Ernesto Salazar, Christian Brito, Andrés Chiriboga, Byron Ortiz, Dayuma Guayasamin, Catherine Lara, Estanislao Pazmiño, David Verdesoto, Dolores Urrutia, et Ana Belén Zambrano, a assisté à cet événement, et a réalisé au passage un parcours archéologique dans les régions de Cuzco et Tiahuanaco.

Mise à jour le Lundi, 31 Août 2009 11:53
 
7355 km. en autobus... vers les Andes Centrales PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Ernesto Salazar   
Vendredi, 04 Janvier 2008 21:21

Quand, en décembre dernier, j'ai "sorti" l'idée d'un voyage au Pérou, les étudiants l'ont accueillie avec un certain enthousiasme, sans que nous arrivions à concréter quelque chose pour autant. Mais quand Alexander Martin, Professeur de notre École, nous a formellement invité à la rencontre archéologique de Lima, la question a pris forme parce que nous pouvions tout simplement faire d'une pierre deux coups: l'évènement académique et le voyage de ce que "nous pourrions tout bonnement voir". Estanislao s'est occupé de nous tracer la route "culturelle", de vérifier les prix et de nous donner l'estimation d'un budget. Le voyage se ferait de Quito jusqu'à La Paz, par le littoral péruvien, en entrant à la Sierra de Cuzco et ensuite au Titicaca et la capitale bolivienne. Tout en autobus, en voyageant de nuit pour ne pas payer d'hotel, déjeunant dans des restaurants économiques, et dormant dans des auberges "décentes", selon la mesure de nos possibilités. Dix personnes nous étions inscrites pour le périple des Andes.

Mise à jour le Jeudi, 27 Août 2009 19:26
 
Le Chien sans Poil PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Ernesto Salazar   
Vendredi, 04 Janvier 2008 20:53

Le chien sans poil du Pérou est une race millénaire souvent représentée dans la céramique précolombienne, en particulier chez les cultures Chancay et Chimú. Les chroniques signalent que cette race était utilisée pour soigner des maladies chroniques et inflamatoires, raison pour laquelle l'animal était sacrifié pour boire son sang ou pour utiliser ses entrailles comme cataplasmes pour les fractures. Aujourd'hui, ce petit chien est entré dans la jet set des expositions canines, et le Kennel Club lui reconnaît trois tailles de pedigree. Il me semble que cet animal ne devrait être qu'un chien d'archéologue, mais comme le monde est à tous, le lecteur désireux de l'acquérir, ou tout simplement de mieux le connaître, peut s'adresser à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Mise à jour le Dimanche, 06 Janvier 2008 15:21
 
La Florida, un site du Quito Pré-Inca PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Juan López Escorza   
Vendredi, 04 Janvier 2008 20:52

Au beau milieu de l'avancée irrépressible de l'urbanisation du nord de la ville de Quito, les archéologues ont réussi à s'emparer momentanément d'un petit terrain pour étudier le passé précolombien de ce secteur. Il s'agit du site archéologique de La Florida, nom sous lequel il est connu actuellement, en référence au quartier du même nom.

Vu de ce secteur, le paysage permet d'entrevoir ce qui fut autrefois une grande vallée, à l'intérieur de laquelle l'on sait qu'il exista un ancien lac, sur des terrains actuellement occupés par l'aéroport. Les premières évidences archéologiques, autour de l'emplacement du site, furent analysées en 1909 par Jijón y Caamaño, qui reporta la découverte de récipients tripodes et globulaires, mais surtout de grandes jarres ou urnes hautes avec peinture négative. Jijón utilisa le nom de Chaupicruz pour se référer à la culture qui occupa cette région. Il faudra attendre beaucoup de temps, plus d'un demi-siècle, pour que le site soit étudié une nouvelle fois par Doyon (1989), dont les fouilles comprirent 6 tombes en puits profondes, dont la plupart comptait d'une chambre centrale et d'enterrements multiples, datés entre 340 et 420 at. J.-.C.

Mise à jour le Samedi, 05 Janvier 2008 14:29
 
Évolution du Qhapac-Ñan: la fin d'une impasse ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Gaëtan Juillard   
Vendredi, 04 Janvier 2008 20:39

Les chemins constituent un système administratif intégré, qui unit des régions densément peuplées à d'autres totalement désertes, des zones de production comportant de grands centres de consommation (Jenkins 2001), permettant ainsi de mobiliser la population, les produits, la main d'oeuvre, etc. au service de l'état ou de la communauté. L'étude des anciennes voies de communication est un puzzle pour l'archéologue. À la problématique traditionnelle sur la fonction, le commerce, le contrôle de l'espace, l'économie, la production, etc., s'associent généralement les systèmes de communication, et se rajoute la problématique plus spécifique se référant à la voie ou au chemin en tant que tel. Les sujets reliés, tels que la planification, la construction, etc. ont été peu étudiés mais ils sont essentiels à la compréhension archéologique du système et pour l'archéologie des techniques de construction. L'étude du réseau viaire permet aussi d'enquêter sur la façon par laquelle l'homme et la société se sont appropriés de l'espace et "l'ont contrôlé" pour le façonner en accord à leurs besoins.

Mise à jour le Jeudi, 27 Août 2009 10:35
 
La Population Indigène de Cañar PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Lynn Hirschkind   
Vendredi, 04 Janvier 2008 20:18

D'où viennent les indigènes de Cañar? De cet endroit même, de toute évidence. Les Cañaris eux-mêmes l'affirment, le sens commun le ratifie, et le consensus académique le présume. En outre, le discours des "temps immémoriaux", "traditions millénaires" et "pratiques ancestrales", prend pour acquise, sans la remettre en question, l'existence d'une population et d'une culture cañaris installées dans le midi équatorien. Cependant, les ancêtres des indigènes de Cañar sont venus de maints endroits de l'ancien empire inca, depuis ce qui est aujourd'hui Cochapamba (Bolivie) jusqu'à Pasto (Colombie), et depuis l'est des Andes. En toute logique, la culture "cañari" actuelle recouvre les contributions de tous ces intégrants, en plus de l'influence puissante des Espagnols.

Qui étaient les habitants de la sierra du Centre-sud de l'Équateur actuel, avant l'arrivée des Incas? La région de Azuay, Cañar, ainsi que des franges de Loja, El Oro et Chimborazo comprend quatre bassins hydrographiques principaux, ayant chacun un spectre ample de microclimats. Ces bassins sont celui du Cañar, du Tomebamaba, du Paute, et du Jubones, La population pré-inca s'organisait en chefferies locales, plus ou moins en harmonie entre elles dans leur propre bassin, et plus ou moins irascibles avec celles des bassins voisins. Elles parlaient la même langue, partageaient une culture, une technologie et des pratiques de subsistence, et entretenaient entre elles d'intenses réseaux d'échange. Mais chaque chefferie fonctionnait de façon indépendante en relation aux autres; il n'y avait pas une autorité, une loi, ou un pouvoir politique au-dessus du chef local. Il faut conclure qu'il n'y avait pas de nation native dans cette région avant les Incas.

Mise à jour le Jeudi, 27 Août 2009 10:39
 
Éditorial : Le Laboratoire d'Archéologie PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Ernesto Salazar   
Vendredi, 04 Janvier 2008 19:54

En général, les Congrès servent à tâter le pouls des progrès scientifiques d'une discipline, et pour établir des contacts entre collègues. Diverses circonstances ont déterminé l'opportunité que les étudiants d'Archéologie de l'École d'Anthropologie ont eu d'assister à plusieurs événements internationaux, tels que le IIIème Congrès d'Archéologie en Colombie (Quito, 2006), le IVème Congrès d'Archéologie de Colombie (Pereira 2006), et le Symposium "Perspectives sur l'Archéologie du Littoral Sudaméricain" (Lima 2007). Il ne fait pas de doute que des scientifiques de la plus haute valeur intellectuelle participent à ces événements, dont beaucoup ont publié des travaux lus et assimilés par nos élèves au cours de leur cursus académique. Il est facile d'imaginer l'émotion personnelle et l'accroissement de l'estime de soi au moment où l'étudiant se retrouve soudain dans un dialogue amical avec les illustres collègues. L'étudiant d'Archéologie ne lésine pas sur les coûts, qu'il assure généralement lui-même, et ne prend nulle garde aux ennuis causés par de longs voyages en autobus ou par l'alimentation à bas prix que lui permettent ses ressources limitées. À la maison, les étudiants ont régulièrement accès à la littérature spécialisée en anglais qui, fort heureusement, est disponible dans les fonds de revues acquis par la Bibliothèque de l'Université Catholique, tandis que le Laboratoire fonctionne dans un espace cédé par l'Université. D'autre part, le Laboratoire maintient, depuis plus d'un an, une page web d'archéologie équatorienne, en partenariat avec l'IRD de France, et continue à produire régulièrement deux numéros par semestre de son Bulletin de divulgation archéologique, Apachita. Malgré l'enthousiasme que nous mettons à la tâche, le Laboratoire souffre encore d'un manque d'équipement. C'est pour cette raison que nous nous adressons à la communauté universitaire pour lui demander que, dans sa donation du 25% de l'impôt sur le revenu à l'Université Catholique, elle consigne, dans le formulaire correspondant, le Laboratoire d'Archéologie en tant que bénéficiaire de sa contribution économique. Son aide constituera un stimulant de taille pour notre travail.

Mise à jour le Jeudi, 27 Août 2009 10:32
 
Pillage Ancien de la Tolita PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Pedro de Arévalo   
Vendredi, 21 Septembre 2007 19:06

Arrivés au fleuve Santiago en question, dans les barques qu'ils dirigeaient, ils remontèrent celu-ci sur plus de six lieues, et virent que, de part et d'autre du fleuve, tout n'était que terres marécageuses de mangroves et, une fois cela constaté, ils retournèrent vers la mer d'où, le jour suivant, ils passèrent ledit fleuve et avancèrent à peu près sur une lieue, dans un circuit de quatre quadras, sur le bord dudit fleuve, se trouvait une sorte d'île où ils virent beaucoup d'amphores et de plats, et demandant alors au tel capitainte don francisco de arobe qu'était-ce que cela, celui-ci répondit que l'endroit avait été aupravant peuplé, et que les indiens de toute cette terre, sujets aux mulâtres et à ceux de la province de Cayapas et de la région du Conboca et d'autres du littoral en question, extrayaient et allaient extraire beaucoup d'or, non parce que la terre le nourrissait ou que le fleuve l'apportait, mais bien parce que, d'après ce qu'en pensait ledit capitaine pedro de areualo, il s'agissait d'or travaillé et qui l'avait été lors d'une époque ancienne, selon ce qui lui a été dit, le village et l'oratoire, avait été habité par des indiens argentiers, et ils y trouvèrent beaucoup de petites idoles en céramique et de mauvaises figures, et des lions, bien que faits avec quelque artifice.

“Relación del Capitán Pedro de Arévalo sobre la provincia de Esmeraldas [1600]”. In Documentos para la Historia de la Audiencia de Quito, José Rumazo González, ed., 1949, 4:32. Afrodisio Aguado, Madrid.

 
En circulation... PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Ernesto Salazar   
Vendredi, 21 Septembre 2007 16:06

Chaix, Luis, y Patrice Meniel, 2005, Manual de arqueozoología, Editorial Ariel,Barcelona.

Fagan, Brian, 2006, From Stonehenge to Samarkand. An anthology of archaeological travel. Oxford University Press.

Grube, Nikolai, ed. 2006, Mayas. Una civilización milenaria. Könemann.

Mise à jour le Jeudi, 27 Août 2009 09:56
 
Nouvelles fraîchement cueillies PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Ernesto Salazar   
Vendredi, 21 Septembre 2007 16:01

La mère des cultures paléoindiennes

Des décennies durant, la culture Clovis du Paléoindien des États-Unis a été considérée comme la génitrice des cultures de chasseurs-cueilleurs du continent américain. La pointe en feuille de laurier classique était pour beaucoup l'ancêtre de la pointe Folson et même des pointes en feuille de laurier sud-américaines (parmi elles, celles de l'Ilaló). L'apogée de la technologie clovis fut chronologiquement situé entre 11500 et 10500 BP, bien que, récemment, la calibration l'ait faite remonter jusqu'en 13300 et 12800 BP. Des rectifications importantes sont à prévoir avec les recherches de Michael Waters et Thomas W. Stafford, qui ont signalé que la moitié des 22 sites clovis connus, y compris le site éponyme, n'a pas été correctement datée. Un projet de nouvelles datations a conclu que la culture clovis fut relativement éphémère (pas plus de 200 ans), s'étalant entre 11050 et 10800 BP. Plus encore: on annonce que cette culture n'aurait pas appartenu à un seul groupe de grande mobilité (en dehors de sites de l'Ouest, il existe des pointes clovis dans une grande partie de l'est des États-Unis), mais qu'elle constituait plutôt un ensemble technologique adopté par plusieurs groupes, tout au long de l'Amérique du Nord (Rapport de Charles Mann, Science 2007, 315:1067).

 
Cultures précolombiennes : les Chachapoyas PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Oscar Cajas   
Vendredi, 21 Septembre 2007 15:42

La région septentrionale du territoire péruvien, située dans le département de Amazonas, se caractérise par une topographie très accidentée, dont les versants montagneux sont recouverts par la dense végétation de la jungle. Cette zone est aussi connue comme "région intermédiaire", à cause du contraste entre le paysage amazonien et une géographie escarpée aux airs andins. Ici fleurit, à l'époque préhipanique, une des plus importantes expressions de la culture de piedmont amazonien, appelée Chachapoyas; l'archéologue péruvien Federico Kauffmann Doig étant celui qui a le plus étudié cette culture. Cet article fait un bref résumé de ses recherches en terre Chachpoya, dont la culture atteignit son apogée en 1000 ap. J.-C. environ.

Mise à jour le Jeudi, 27 Août 2009 09:57
 
Sexualité et Archéologie PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Gabriela López   
Vendredi, 21 Septembre 2007 15:33

L'Archéologie postmoderne a engendré diverses méthodologies pour accroître le pouvoir de l'interprétation, souvent en se concentrant sur des sujets particuliers, tels que les minorités ethniques ou encore la sexualité. La recherche d'indicateurs archéologiques de la sexualité et du genre a constitué, depuis plusieurs années, un défi intéressant pour la recherche archéologique.

Mise à jour le Jeudi, 27 Août 2009 09:57
 
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